Aller au contenu
GraduelUne marque de Cinq Marches Essayer gratuitement

Culture chrétienne · Terminale

La culture chrétienne en terminale

Au lycée, la culture chrétienne rejoint le français, la philosophie, l’histoire et les arts : la Bible dans l’art, science et foi, les auteurs et les penseurs chrétiens. Voici les 4 leçons de terminale dans Graduel : l’essentiel de chacune, ce que votre enfant saura en fin d’année, et une question pour en parler à la maison.

Édition indépendante · aucune approbation ecclésiale obtenue à ce jour.

Saint Augustin, évêque barbu en mitre et chape dorée, la plume levée, réfléchit à sa table ; près de lui, un petit cœur d’or ; par la fenêtre, la mer et des palmiers
Saint Augustin
Saint Augustin, évêque barbu en mitre et chape dorée, la plume levée, réfléchit à sa table ; près de lui, un petit cœur d’or ; par la fenêtre, la mer et des palmiers

Augustin

L’essentiel

Augustin (354-430), né à Thagaste en Afrique du Nord, passe par le manichéisme avant de se convertir au christianisme à Milan en 386, sous l’influence, notamment, de l’évêque Ambroise ; il devient ensuite évêque d’Hippone. Ses Confessions et La Cité de Dieu font de lui l’un des penseurs les plus influents de l’Occident latin. Pour la dissertation, il offre des repères sur le temps, le mal et la liberté.

En fin d’année

En fin de terminale, l’élève situe la vie et les deux grandes œuvres d’Augustin, explique son analyse du temps au livre XI des Confessions, sa thèse du mal comme privation de bien et le sens des deux cités, et sait les utiliser dans une dissertation sur le temps, le mal ou la liberté.

  1. Un candidat écrit : « Quand j’écoute une mélodie, je retiens les notes passées et j’anticipe les suivantes. » De quelle analyse d’Augustin cet exemple est-il proche ?

    1. Le mal comme privation de bien
    2. Les deux cités et leurs deux amours
    3. La volonté libre comme don de Dieu
    4. Le temps comme distension de l’âme
    Voir la réponse

    Le temps comme distension de l’âme. Retenir et anticiper pendant une mélodie, c’est la distension de l’âme du livre XI, et non une question de mal ou de liberté. Augustin prend lui-même l’exemple d’un chant connu par cœur, dont la partie à venir passe peu à peu dans la mémoire. Retiens : mémoire, attention, attente.

Saint Thomas d’Aquin, dominicain en habit blanc et manteau noir, un petit soleil d’or sur la poitrine, écrit dans un gros livre, dans une bibliothèque

Anselme et Thomas d’Aquin

L’essentiel

Anselme de Cantorbéry (vers 1033-1109) et Thomas d’Aquin (vers 1225-1274) sont deux grands penseurs chrétiens du Moyen Âge. Anselme décrit sa démarche comme « la foi qui cherche l’intelligence » et propose dans le Proslogion un argument célèbre en faveur de l’existence de Dieu, discuté de Gaunilon jusqu’à Kant. Thomas d’Aquin, dominicain, s’appuie sur la philosophie d’Aristote dans la Somme théologique et soutient que la foi et la raison ne peuvent se contredire.

En fin d’année

En fin de terminale, l’élève situe Anselme et Thomas d’Aquin, expose l’argument du Proslogion, l’objection de Gaunilon et celle de Kant contre tout argument ontologique, et explique comment Thomas d’Aquin accorde la foi et la raison et ce qu’il entend par loi naturelle.

  1. Un texte médiéval est découpé en articles : chacun expose des objections introduites par « Il semble que », un argument en sens contraire, puis la réponse de l’auteur. De quelle œuvre s’agit-il probablement ?

    1. Les Confessions d’Augustin
    2. Le Proslogion d’Anselme
    3. La Somme théologique
    4. La Cité de Dieu
    Voir la réponse

    La Somme théologique. C’est le plan de chaque article de la Somme théologique : des objections introduites par « il semble que », un argument en sens contraire, la réponse de Thomas, puis la réponse à chaque objection. Le Proslogion, lui, est une méditation suivie. Retiens ce plan, hérité de la dispute pratiquée dans les universités médiévales.

Un roseau seul plie sous le vent au bord d’un étang, sous un immense ciel étoilé

Pascal philosophe

L’essentiel

Blaise Pascal (1623-1662), mathématicien et physicien, laisse à sa mort les fragments d’une apologie de la religion chrétienne, publiés sous le titre de Pensées. Il y décrit l’homme, à la fois misérable et grand, comme un « roseau pensant » qui fuit sa condition dans le divertissement. Il distingue trois ordres de grandeur, ainsi que l’esprit de géométrie et l’esprit de finesse, et écrit que « le cœur a ses raisons que la raison ne connaît point ».

En fin d’année

En fin de terminale, l’élève explique le roseau pensant, la misère et la grandeur de l’homme, le divertissement et les trois ordres, distingue l’esprit de géométrie de l’esprit de finesse et explique les différentes fonctions que Pascal donne au cœur.

  1. Un roi exige que ses sujets admirent ses poèmes parce qu’il est le roi. Comment Pascal qualifierait-il cette exigence ?

    1. De divertissement sans conséquence
    2. D’esprit de finesse bien employé
    3. De tyrannie, car elle sort de son ordre
    4. D’ordre de la charité en acte
    Voir la réponse

    De tyrannie, car elle sort de son ordre. Le roi réclame l’admiration due aux poèmes, qui relève de l’ordre des esprits, au nom de sa puissance, qui relève de l’ordre des corps. Pascal appelle cela tyrannie : vouloir obtenir par une voie ce qui ne s’obtient que par une autre. Retiens : chaque grandeur appelle son propre respect.

Les critiques de la religion : Feuerbach, Marx, Nietzsche, Freud

L’essentiel

Au XIXe siècle et dans la première moitié du XXe, quatre penseurs expliquent la religion par l’homme lui-même. Pour Feuerbach, l’homme projette en Dieu sa propre essence ; pour Marx, la religion exprime la misère réelle, proteste contre elle et la console, elle est « l’opium du peuple » ; pour Nietzsche, « Dieu est mort » et la morale chrétienne affaiblit la vie ; pour Freud, la religion est une illusion née du désir d’être protégé. Paul Ricœur appelle Marx, Nietzsche et Freud les « maîtres du soupçon ».

En fin d’année

En fin de terminale, l’élève présente avec exactitude les thèses de Feuerbach, de Marx, de Nietzsche et de Freud sur la religion, les rattache à leurs œuvres et à leurs dates, explique l’expression « maîtres du soupçon » et sait utiliser ces auteurs en dissertation sans les caricaturer.

  1. Un texte reproche à une morale d’être née de la rancune des faibles contre les forts et de faire de la pitié et de l’humilité des vertus. De quelle critique est-il le plus proche ?

    1. Celle de Marx
    2. Celle de Freud
    3. Celle de Feuerbach
    4. Celle de Nietzsche
    Voir la réponse

    Celle de Nietzsche. Dans la Généalogie de la morale, Nietzsche décrit une morale née du ressentiment des faibles, qui renverse les valeurs des forts ; il y range la morale chrétienne, accusée de valoriser la pitié et le renoncement. Marx part de la misère sociale, non d’une psychologie des valeurs. Retiens : Nietzsche, ressentiment.

← Première

Avec Graduel

Les leçons entières sont dans l’application

Chaque leçon y est courte, illustrée, suivie de questions sur les cinq marches de la méthode, du rappel au raisonnement. La culture chrétienne est comprise dans l’abonnement, avec toutes les autres matières de la classe.

Essayer gratuitement 14 jours

Sans carte bancaire · aucun prélèvement sans abonnement choisi.