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Le détour par le prérequis
Quand un exercice résiste, on ne répète pas l’exercice. On redescend chercher la notion qui manque, même si elle appartient à une année précédente, puis on remonte.
La méthode
Une même méthode pour toutes nos collections : cinq marches nommées, et quatre gestes devant chaque erreur — repérer, expliquer, retravailler, vérifier. Elle s’appuie sur six mécanismes d’apprentissage étudiés par la recherche en sciences cognitives.
Les cinq marchesSurvolez ou touchez une marche.
Les cinq marches
On ne monte pas avant que la marche précédente tienne : un enfant qui commence démarre sur les premières marches et monte à mesure qu’il comprend. Exemple : les fractions, en 6e.
Retrouver une définition, une règle, une table.
« Que veut dire trois quarts ? »
Redire la règle avec ses mots, en donner un exemple.
« Explique avec tes mots pourquoi les trois quarts de 20, c’est 20 partagé en 4, pris 3 fois. »
Dérouler une méthode connue sur un énoncé proche du modèle.
« Combien font les trois quarts de 20 ? »
Choisir la bonne méthode quand l’énoncé ne la donne pas.
« Un pull à 40 € est soldé d’un quart. Combien le paie-t-on ? » L’énoncé ne dit pas quoi calculer.
Justifier, démontrer, écrire une réponse qui tient.
« Léa dit que les trois quarts de 20 dépassent les deux tiers de 20. A-t-elle raison ? Justifie. »
Ce que dit la recherche
Des effets mesurés et répliqués par la recherche en sciences cognitives. Ces études portent sur des mécanismes d’apprentissage en général, chez d’autres élèves et avec d’autres supports : elles ne valident pas directement nos livres ni notre application, et nous ne présentons jamais leurs résultats comme les nôtres.
Se tester fait mieux retenir que relire.
Roediger et Karpicke, 2006
Une notion revient au moment où elle commence à s’effacer.
Cepeda et al., 2006 et 2008
On mélange les matières et les types d’exercices : reconnaître la méthode fait partie du travail.
Rohrer et Taylor, 2007
On montre d’abord la solution entière, puis on en retire les étapes une à une.
Sweller, 1988 ; Renkl et Atkinson, 2003
Expliquer à voix haute révèle ce qu’on croit savoir sans le savoir.
Chi et al., 1989
Un texte et une figure ensemble se retiennent mieux que l’un sans l’autre.
Paivio, 1986 ; Mayer, 2009
Dans chaque ouvrage
1
Quand un exercice résiste, on ne répète pas l’exercice. On redescend chercher la notion qui manque, même si elle appartient à une année précédente, puis on remonte.
2
Une erreur commise avec certitude se retient mieux une fois corrigée (Butterfield et Metcalfe, 2001). Chaque ouvrage consigne les erreurs fréquentes et explique pourquoi on les fait.
3
Avant de regarder le corrigé, on note sur quel pourcentage on pense être. Puis on corrige, et on compare. Celui qui se trompe en se croyant sûr ne révisera pas la notion : il ne sait pas qu’elle est fragile. Un écart qui se réduit de semaine en semaine, c’est quelqu’un qui apprend à se connaître.
Obtenu 40 %Pensé 90 %
Devant une erreur
Le même exemple du début à la fin : la marche « analyser » des fractions, en 6e. L’élève et sa réponse sont imaginés pour l’exemple.
« Un pull à 40 € est soldé d’un quart. Combien le paie-t-on ? » L’élève répond 36 €, et se dit sûr de lui.
Avant le corrigé, il a estimé sa réponse juste. Le corrigé dit 30 €. L’écart entre « j’étais sûr » et « c’est faux » signale une notion fragile qu’il ne savait pas fragile. La soustraction est juste : c’est « un quart » qui a été mal lu.
Le piège est nommé : « un quart » a été lu comme 4 €. Un quart de 40, c’est 40 partagé en 4, soit 10 € ; on retire 10 €, on paie 30 €. L’élève redit la règle avec ses mots, à voix haute.
On ne refait pas dix pulls soldés. On redescend aux marches du dessous : « que veut dire un quart ? », puis un quart de 12, de 20, de 40, au besoin avec la notion de l’année précédente. Puis on remonte au pull.
Quelques jours plus tard, sans le modèle sous les yeux : « Un livre à 24 € baisse d’un tiers. Combien coûte-t-il ? » Il estime de nouveau avant de corriger. Si la réponse et l’estimation sont justes, la notion tient ; sinon, on reprend à l’étape 3.
Ces quatre gestes mettent en œuvre des mécanismes décrits plus haut : le rappel actif, l’auto-explication, la répétition espacée, et l’erreur commise avec certitude puis corrigée. Les études citées les décrivent ; elles ne mesurent pas l’effet de nos ouvrages.
Pour les parents
Vous n’avez pas besoin de connaître toutes les réponses : votre rôle est de l’encourager à les trouver. Ici, une erreur n’est pas une sanction, c’est une occasion de comprendre.
Laissez d’abord votre enfant chercher et profiter des explications ; vous pouvez ensuite l’aider si nécessaire. Avec un enfant de CP ou de CE1, lire la question à voix haute avec lui est déjà une vraie aide.
Une séance, c’est dix questions, autour de dix minutes (un peu plus s’il y a des reprises, quatre au plus). L’application n’envoie pas de notification et ne limite pas le nombre de séances : c’est vous qui fixez la limite, selon l’âge de votre enfant. Lire, écrire, jouer et dormir restent essentiels ; le cahier aussi.
Ce n’est pas la durée devant l’écran qui fait la qualité d’un apprentissage : c’est ce que l’enfant comprend et ce qu’il devient capable de faire. Cela ne dispense pas de limites adaptées à son âge.
Dans la collection Scolaire, au 15/10/2026
exercices dans l’application, dont 723 générateurs
liens de prérequis entre notions
figures qui associent un texte et un schéma
matières
Dans la collection Concours Les mêmes mécanismes. Les chiffres seront publiés à la parution.
« Nous ne promettons aucun résultat. Nous promettons une chose : vous saurez mieux ce que vous savez, et ce que vous ne savez pas encore. »
La méthode, en pratique
14 jours sans carte bancaire · sans abonnement choisi, aucun prélèvement à la fin de l’essai · ensuite 5,90 € par mois pour un enfant, 7,90 € pour deux, 9,90 € pour trois