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Culture chrétienne · 4e

La culture chrétienne en 4e

Au collège, la culture chrétienne suit le programme d’histoire : votre enfant y retrouve l’Église, du temps des premiers chrétiens jusqu’à aujourd’hui. Voici les 4 leçons de 4e dans Graduel : l’essentiel de chacune, ce que votre enfant saura en fin d’année, et une question pour en parler à la maison.

Édition indépendante · aucune approbation ecclésiale obtenue à ce jour.

Devant l’autel d’une église, un prêtre catholique, une pasteure protestante qui lit la Bible et un prêtre orthodoxe prient côte à côte devant une assemblée
Prier ensemble : l’œcuménisme
Devant l’autel d’une église, un prêtre catholique, une pasteure protestante qui lit la Bible et un prêtre orthodoxe prient côte à côte devant une assemblée

Catholiques, protestants, orthodoxes

L’essentiel

Catholiques, orthodoxes et protestants sont tous chrétiens : ils reconnaissent Jésus comme le Christ, lisent la Bible et pratiquent le baptême. Ils se sont séparés au cours de l’histoire, en 1054, date symbolique de la rupture entre Rome et Constantinople, puis avec la Réforme au XVIe siècle ; ils se distinguent par leur organisation, leurs sacrements et la place qu’ils donnent à Marie, aux saints et aux icônes. Depuis le XXe siècle, le mouvement œcuménique cherche à les rapprocher.

En fin d’année

En fin de 4e, l’élève dit ce qui unit les chrétiens, distingue catholiques, orthodoxes et protestants par leur organisation, leurs sacrements et la place de Marie, des saints et des icônes, et explique ce qu’est l’œcuménisme, avec la semaine de prière pour l’unité et Taizé.

  1. Dans une église, Inès voit un grand mur couvert d’images peintes sur bois, qui sépare la nef du sanctuaire, où se trouve l’autel. Dans quel type d’église se trouve-t-elle très probablement ?

    1. Un temple réformé
    2. Une église luthérienne
    3. Une église orthodoxe
    4. Une église baptiste
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    Une église orthodoxe. Ce mur d’icônes, l’iconostase, est la marque des églises orthodoxes ; on le trouve aussi dans les Églises catholiques orientales. Un temple réformé est au contraire très sobre, sans images, tourné vers la chaire d’où l’on prêche la Bible. Retiens : icônes et iconostase, signes de l’orthodoxie.

Pour en parler à la maison : Le Notre Père expliqué aux enfants

Pour en parler à la maison : Les sacrements expliqués aux enfants

La nuit, dans une grange éclairée par une lanterne, un prêtre en habit civil célèbre la messe sur une table ; des paysans prient à genoux dans la paille

L’Église et la Révolution française

L’essentiel

En 1789, l’Église catholique tient une très grande place en France : le clergé est le premier ordre du royaume. La Révolution met ses biens à la disposition de la Nation, puis la réorganise par la Constitution civile du clergé (1790) ; le serment exigé des prêtres les divise entre « jureurs » et « réfractaires ». Après la déchristianisation de 1793-1794 et le culte de l’Être suprême, le Concordat de 1801, conclu entre Bonaparte et le pape Pie VII, rétablit la paix religieuse.

En fin d’année

En fin de 4e, l’élève date et explique les grandes étapes : biens du clergé mis à la disposition de la Nation (1789), Constitution civile du clergé et serment (1790), déchristianisation (1793-1794), culte de l’Être suprême (1794) et Concordat (1801) ; il distingue un prêtre jureur d’un prêtre réfractaire.

  1. En 1793, dans un village, l’église est fermée, la cloche fondue, et le curé, qui a refusé le serment, dit la messe en cachette dans une grange. Qui est ce prêtre, et dans quel contexte vit-il ?

    1. Un jureur ; la déchristianisation
    2. Un réfractaire ; la déchristianisation
    3. Un réfractaire ; le Concordat
    4. Un jureur ; le culte de l’Être suprême
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    Un réfractaire ; la déchristianisation. Il a refusé le serment : c’est un réfractaire. Église fermée, cloche fondue, messe clandestine : tu reconnais la déchristianisation de 1793-1794. Ne choisis pas le Concordat : il vient plus tard, en 1801, et ramène la paix religieuse.

La grotte de Lourdes, la statue de la Vierge dans une niche, des centaines de cierges allumés et la basilique au-dessus

Le XIXe siècle : Lourdes, le curé d’Ars, les missions

L’essentiel

Après la Révolution, le catholicisme connaît en France un grand renouveau au XIXe siècle, même si une partie des Français s’en éloigne. Ce renouveau se voit dans les pèlerinages, comme celui de Lourdes, né des apparitions racontées par Bernadette Soubirous en 1858, dans la figure de Jean-Marie Vianney, le curé d’Ars, et dans un immense élan missionnaire vers l’Afrique et l’Asie, étroitement lié à l’expansion coloniale européenne.

En fin d’année

En fin de 4e, l’élève raconte les débuts de Lourdes et explique l’essor du pèlerinage, présente le curé d’Ars, et décrit l’élan missionnaire du XIXe siècle, avec Pauline Jaricot et Lavigerie, en montrant honnêtement ses liens avec la colonisation.

  1. Une statue montre une jeune fille à genoux, un chapelet à la main, devant une dame vêtue de blanc avec une ceinture bleue, debout dans le creux d’un rocher. Quelle scène représente-t-elle ?

    1. Les apparitions de Lourdes
    2. L’Annonciation à Nazareth
    3. Jeanne d’Arc à Domrémy
    4. Thérèse au Carmel de Lisieux
    Voir la réponse

    Les apparitions de Lourdes. La dame en blanc à la ceinture bleue, dans le creux d’un rocher, et la jeune fille au chapelet : c’est ainsi qu’on représente Bernadette et les apparitions de Lourdes, d’après la description qu’elle en a donnée. L’Annonciation montre l’ange Gabriel et Marie, sans grotte. Retiens ces détails : on les retrouve dans beaucoup d’églises.

Dans une mansarde de Paris, Frédéric Ozanam et un ami apportent du pain et du bois à un vieil ouvrier et à sa femme

La question ouvrière et Rerum novarum

L’essentiel

Au XIXe siècle, la révolution industrielle fait naître une classe ouvrière nombreuse et souvent misérable : c’est la « question ouvrière ». Des catholiques y répondent d’abord par la charité, comme Frédéric Ozanam et les conférences Saint-Vincent-de-Paul, fondées en 1833. En 1891, le pape Léon XIII publie l’encyclique Rerum novarum : il y défend le juste salaire et le droit d’association des ouvriers, et rejette à la fois le libéralisme sans limite et le socialisme collectiviste ; c’est le point de départ de la doctrine sociale de l’Église.

En fin d’année

En fin de 4e, l’élève décrit la condition ouvrière au XIXe siècle, présente Ozanam et les conférences Saint-Vincent-de-Paul, explique les grandes idées de Rerum novarum (juste salaire, droit d’association, refus du libéralisme sans limite et du socialisme collectiviste) et cite quelques catholiques sociaux.

  1. En 2025, le nouveau pape Léon XIV explique son choix : face à une nouvelle révolution industrielle et à l’intelligence artificielle, il veut suivre l’exemple d’un prédécesseur. Quel texte de ce prédécesseur a-t-il en tête ?

    1. Rerum novarum, en 1891
    2. Le Concordat, en 1801
    3. Quadragesimo anno, en 1931
    4. Centesimus annus, en 1991
    Voir la réponse

    Rerum novarum, en 1891. Léon XIV se place dans la lignée de Léon XIII, qui répondit par Rerum novarum, en 1891, à la question ouvrière née de la première révolution industrielle. Quadragesimo anno et Centesimus annus prolongent ce texte, mais ils sont de Pie XI et de Jean-Paul II. Retiens qu’un pape qui prend un nom se réfère souvent à un prédécesseur du même nom.

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Chaque leçon y est courte, illustrée, suivie de questions sur les cinq marches de la méthode, du rappel au raisonnement. La culture chrétienne est comprise dans l’abonnement, avec toutes les autres matières de la classe.

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