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Culture chrétienne · Première

La culture chrétienne en première

Au lycée, la culture chrétienne rejoint le français, la philosophie, l’histoire et les arts : la Bible dans l’art, science et foi, les auteurs et les penseurs chrétiens. Voici les 4 leçons de première dans Graduel : l’essentiel de chacune, ce que votre enfant saura en fin d’année, et une question pour en parler à la maison.

Édition indépendante · aucune approbation ecclésiale obtenue à ce jour.

Blaise Pascal écrit à la plume, le soir, à la lueur d’une bougie ; près de lui, sa machine à calculer en laiton
Blaise Pascal
Blaise Pascal écrit à la plume, le soir, à la lueur d’une bougie ; près de lui, sa machine à calculer en laiton

Pascal et Bossuet

L’essentiel

Blaise Pascal (1623-1662), savant de génie, vit le 23 novembre 1654 une nuit d’expérience religieuse qu’il consigne dans le Mémorial. Proche de Port-Royal, foyer du jansénisme, il écrit Les Provinciales et prépare une défense du christianisme restée en fragments, publiée après sa mort sous le titre de Pensées. Jacques-Bénigne Bossuet (1627-1704), évêque de Meaux, est le grand orateur sacré du règne de Louis XIV. Tous deux comptent parmi les maîtres de la prose classique.

En fin d’année

En fin de 1re, l’élève présente Pascal et Bossuet, date le Mémorial, distingue Les Provinciales et les Pensées, définit l’oraison funèbre et explique ce qui rattache ces deux auteurs au classicisme.

  1. Dans un discours de 1670, l’orateur s’écrie : « Madame se meurt, Madame est morte ». De quelle œuvre s’agit-il ?

    1. Une tragédie de Racine jouée à la cour
    2. Une lettre des Provinciales de Pascal
    3. Une oraison funèbre de Bossuet
    4. Un fragment des Pensées de Pascal
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    Une oraison funèbre de Bossuet. Ce cri annonce la mort soudaine d’Henriette d’Angleterre, belle-sœur de Louis XIV, emportée à 26 ans : c’est l’oraison funèbre que Bossuet prononce en 1670. Le ton tragique fait penser à Racine, mais il s’agit d’un discours en prose, prononcé lors d’un service funèbre. Retiens : discours aux funérailles, oraison funèbre.

Charles Péguy, en pèlerine, un bâton à la main, marche sur un chemin entre les blés de la Beauce ; au loin, la cathédrale de Chartres et ses deux flèches différentes

Péguy, Claudel, Bernanos

L’essentiel

Dans la première moitié du XXe siècle, trois grands écrivains catholiques renouvellent la littérature française. Charles Péguy (1873-1914), poète de Jeanne d’Arc, de l’espérance et de Chartres, est tué au front en septembre 1914. Paul Claudel (1868-1955), qui situe sa conversion à Notre-Dame de Paris à Noël 1886, est dramaturge, poète et diplomate. Georges Bernanos (1888-1948) fait du prêtre le héros de ses romans.

En fin d’année

En fin de 1re, l’élève situe Péguy, Claudel et Bernanos, cite deux œuvres de chacun, raconte la conversion de Claudel et la mort de Péguy, et reconnaît la forme qui domine l’œuvre de chacun.

  1. Un long poème en alexandrins offre à Notre-Dame de Chartres la plaine à blé que traverse le poète, pèlerin à pied. Qui en est l’auteur ?

    1. Paul Claudel
    2. Georges Bernanos
    3. Blaise Pascal
    4. Charles Péguy
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    Charles Péguy. C’est la Présentation de la Beauce à Notre-Dame de Chartres (1913), que Péguy écrit après sa marche vers Chartres de 1912. Claudel est aussi poète, mais il écrit surtout en versets plutôt qu’en alexandrins. Retiens le trio : Péguy, la Beauce, Chartres.

La basilique Saint-Pierre et son grand dôme, la place entourée de deux colonnades et l’obélisque au centre

Les religions et les États aujourd’hui

L’essentiel

Les États organisent de façons très différentes leurs rapports avec les religions. Certains les séparent (France, États-Unis), d’autres ont une Église établie (Royaume-Uni), reconnaissent et soutiennent plusieurs cultes (Allemagne et, en France, Alsace-Moselle) ou fondent leurs institutions sur une religion (Iran). L’Inde se dit séculière et la Turquie laïque, chacune à sa manière, et le Vatican est lui-même un État.

En fin d’année

En fin de 1re, l’élève distingue séparation, Église établie, cultes reconnus et État confessionnel, donne un exemple de chacun, et situe l’Inde, la Turquie et le Vatican.

  1. La cathédrale Notre-Dame de Paris a rouvert en décembre 2024 après l’incendie de 2019. À qui appartient-elle ?

    1. À l’État français
    2. À l’archevêché de Paris
    3. Au Saint-Siège
    4. À la Ville de Paris
    Voir la réponse

    À l’État français. Comme la plupart des cathédrales de France, Notre-Dame de Paris appartient à l’État ; l’Église catholique en a l’usage gratuit pour le culte. Les églises paroissiales construites avant 1905 appartiennent, elles, le plus souvent aux communes. Retiens : la propriété est publique, l’usage est religieux.

La grande synagogue de Rome, au bord du Tibre : un édifice de pierre claire coiffé d’un dôme gris argent à base carrée, devant des palmiers

Le dialogue entre religions : Nostra aetate

L’essentiel

Le 28 octobre 1965, le concile Vatican II adopte Nostra aetate, une déclaration sur les relations de l’Église catholique avec les religions non chrétiennes. Elle affirme le respect de ce qui est « vrai et saint » dans les autres religions, l’estime pour les musulmans et le lien unique avec le judaïsme ; elle rejette l’idée d’une culpabilité collective des juifs et déplore toutes les manifestations d’antisémitisme. La rencontre d’Assise (1986), la visite de Jean-Paul II à la synagogue de Rome (1986) et le document d’Abou Dhabi (2019) la prolongent.

En fin d’année

En fin de 1re, l’élève date et situe Nostra aetate, résume ce qu’elle dit des autres religions, de l’islam et du judaïsme, explique le rôle de Jules Isaac et de Jean XXIII, et cite trois gestes de dialogue postérieurs : Assise, la synagogue de Rome et Abou Dhabi.

  1. Un passage de Nostra aetate affirme que la mort de Jésus ne peut être imputée ni indistinctement à tous les juifs de son temps ni aux juifs d’aujourd’hui. Quelle idée ancienne écarte-t-il ?

    1. Le rôle de Pilate dans la Passion
    2. La culpabilité collective des juifs
    3. L’origine juive de Jésus et des apôtres
    4. L’autorité de l’Ancien Testament
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    La culpabilité collective des juifs. Ce passage écarte l’idée que les juifs, d’hier ou d’aujourd’hui, seraient collectivement responsables de la mort de Jésus : c’est l’accusation de « peuple déicide », répandue pendant des siècles. Le texte rappelle au contraire l’origine juive de Jésus et des apôtres. Retiens : pas de culpabilité collective.

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