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Culture chrétienne · 3e

La culture chrétienne en 3e

Au collège, la culture chrétienne suit le programme d’histoire : votre enfant y retrouve l’Église, du temps des premiers chrétiens jusqu’à aujourd’hui. Voici les 4 leçons de 3e dans Graduel : l’essentiel de chacune, ce que votre enfant saura en fin d’année, et une question pour en parler à la maison.

Édition indépendante · aucune approbation ecclésiale obtenue à ce jour.

La façade de Notre-Dame de Paris vue du parvis : les deux tours carrées, la grande rose, la galerie des rois, les trois portails et, derrière, la flèche
Notre-Dame de Paris
La façade de Notre-Dame de Paris vue du parvis : les deux tours carrées, la grande rose, la galerie des rois, les trois portails et, derrière, la flèche

1905 : la séparation des Églises et de l’État

L’essentiel

La loi du 9 décembre 1905 sépare les Églises et l’État et met fin au Concordat de 1801. Son article 1 garantit la liberté de conscience et le libre exercice des cultes ; son article 2 dit que la République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte. La laïcité n’est pas l’hostilité à la religion : l’État devient neutre et protège la liberté de chacun. L’Alsace-Moselle, allemande en 1905, garde le régime concordataire.

En fin d’année

En fin de 3e, l’élève date la loi de séparation, explique ses deux premiers articles, situe le Concordat et la querelle des inventaires, et dit pourquoi l’Alsace-Moselle fait exception.

  1. Un hôpital public rémunère un aumônier catholique, un pasteur et un imam pour que les malades puissent pratiquer leur religion. Est-ce conforme à la loi de 1905 ?

    1. Non, car la loi interdit de payer un culte
    2. Oui, car l’hôpital est un lieu de droit privé
    3. Non, sauf dans les hôpitaux d’Alsace-Moselle
    4. Oui, l’article 2 permet ces aumôneries
    Voir la réponse

    Oui, l’article 2 permet ces aumôneries. L’article 2 permet de payer des services d’aumônerie dans des établissements publics comme les hôpitaux ou les prisons, car on ne peut pas toujours en sortir pour aller au culte. Il s’agit de garantir la liberté de l’article 1, pas de financer une Église. Retiens que les deux articles vont ensemble.

La façade de pierre d’une école, avec une statue de la Vierge dans une niche, une cour plantée d’arbres et un préau

1959 : la loi Debré et l’école catholique

L’essentiel

Les lois Ferry de 1881 et 1882 rendent l’école publique gratuite et laïque, et l’instruction obligatoire. Les écoles catholiques continuent d’exister au nom de la liberté de l’enseignement. Depuis la loi Debré du 31 décembre 1959, celles qui signent un contrat d’association avec l’État suivent les programmes nationaux, accueillent tous les élèves et respectent leur liberté de conscience ; en échange, l’État rémunère leurs enseignants, et elles gardent leur « caractère propre ».

En fin d’année

En fin de 3e, l’élève date les lois Ferry et la loi Debré, distingue école publique et école privée sous contrat, et explique ce que l’État apporte à l’école catholique et ce qu’elle doit respecter en échange.

  1. Un collège catholique sous contrat refuse d’inscrire Inès parce que sa famille est musulmane. Que faut-il en penser ?

    1. Le caractère propre permet ce refus
    2. Le curé de la paroisse peut l’autoriser
    3. Ce refus est contraire à la loi Debré
    4. Ce refus n’est permis qu’en Alsace
    Voir la réponse

    Ce refus est contraire à la loi Debré. La loi Debré dit que tous les enfants, sans distinction d’origine, d’opinion ou de croyances, ont accès à l’établissement sous contrat : ce refus est contraire à la loi. Le caractère propre ne permet pas de trier les élèves selon leur religion. Retiens que caractère propre et accueil de tous vont ensemble.

Saint Maximilien Kolbe, franciscain aux lunettes rondes, en habit noir serré par une corde blanche, tient un chapelet

Des chrétiens dans les guerres du XXe siècle

L’essentiel

Pendant la Seconde Guerre mondiale, des chrétiens ont été victimes du nazisme ou s’y sont opposés. Maximilien Kolbe, prêtre franciscain polonais, donne sa vie à Auschwitz en 1941 à la place d’un père de famille. Edith Stein, philosophe née dans une famille juive et devenue carmélite, est assassinée à Auschwitz en 1942 parce que les nazis la considèrent comme juive : elle est l’une des victimes de la Shoah. Beaucoup de ceux qui ont sauvé des Juifs, reconnus Justes parmi les nations, étaient chrétiens ; d’autres chrétiens se sont tus.

En fin d’année

En fin de 3e, l’élève présente Maximilien Kolbe, Edith Stein et les Justes parmi les nations, situe ces faits dans la Seconde Guerre mondiale et parle de la Shoah avec exactitude et respect.

  1. En 1943, à Lyon, une couturière non juive cache un enfant juif chez elle, sans être payée et au péril de sa vie. Quel titre ce geste peut-il lui valoir après la guerre ?

    1. Compagnon de la Libération
    2. Sainte de l’Église catholique
    3. Juste parmi les nations
    4. Martyre de la foi
    Voir la réponse

    Juste parmi les nations. Yad Vashem honore comme Justes les non-Juifs qui ont sauvé des Juifs au péril de leur vie, sans contrepartie : c’est le cas ici. Compagnon de la Libération est un titre de la France libre, donné surtout à des combattants. Vérifie les trois conditions : non-Juif, sauvetage, risque.

La basilique Saint-Pierre et son grand dôme, la place entourée de deux colonnades et l’obélisque au centre

Le concile Vatican II et l’Église d’aujourd’hui

L’essentiel

Le concile Vatican II réunit à Rome, de 1962 à 1965, plus de deux mille évêques du monde entier. Ouvert par Jean XXIII et clos par Paul VI, il permet la messe dans la langue de chaque pays, encourage l’œcuménisme, c’est-à-dire la recherche de l’unité des chrétiens, et affirme la liberté religieuse. Aujourd’hui, l’Église catholique compte environ 1,4 milliard de baptisés ; depuis le 8 mai 2025, le pape est Léon XIV.

En fin d’année

En fin de 3e, l’élève date le concile Vatican II, nomme les papes qui l’ont ouvert et clos, explique trois de ses apports et cite les papes qui se sont succédé jusqu’à Léon XIV.

  1. Le 7 décembre 1965, Paul VI et le patriarche orthodoxe Athénagoras lèvent les excommunications de 1054. De quelle idée du concile ce geste relève-t-il ?

    1. De la liberté religieuse
    2. De l’œcuménisme
    3. De la réforme de la liturgie
    4. Du dialogue avec les non-croyants
    Voir la réponse

    De l’œcuménisme. Rapprocher catholiques et orthodoxes, séparés depuis 1054, c’est l’œcuménisme. La liberté religieuse, affirmée le même jour, concerne le droit de chacun face à l’État et à la société, pas l’unité des chrétiens. Retiens 1054, la séparation, et 1965, le geste de réconciliation.

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