
La Genèse dans l’art : Caïn et Abel, Babel
L’essentiel
Deux récits du début de la Bible ont inspiré peintres et écrivains. Au chapitre 4 de la Genèse, Caïn, irrité que Dieu n’ait pas agréé son offrande, tue son frère Abel, puis répond à Dieu : « Suis-je le gardien de mon frère ? ». Au chapitre 11, les hommes bâtissent une tour qui doit toucher le ciel, et leur langue est confondue : c’est Babel. De Bruegel à Hugo et Baudelaire, ces récits servent à parler de la jalousie, du remords, de l’orgueil ou de la diversité des langues.
En fin d’année
En fin de 2de, l’élève raconte Gn 4 et Gn 11 avec leurs références, explique le jeu de mots sur Babel, et reconnaît ces récits dans une œuvre en disant ce que le peintre ou le poète en fait.
Un poème de Victor Hugo s’achève sur ce vers : « L’œil était dans la tombe et regardait Caïn. » Que veut montrer le poète ?
- Qu’Abel se venge enfin de son frère
- Que le remords poursuit le coupable
- Que Dieu finit par pardonner à Caïn
- Que Caïn a oublié son crime
Voir la réponse
Que le remords poursuit le coupable. Caïn a fui jusqu’au bout du monde et s’est fait enfermer sous terre, mais l’œil est encore là : c’est sa conscience, qui donne son titre au poème. Ne cherche pas Abel dans ce vers : l’œil n’est pas une vengeance, c’est le remords auquel on n’échappe pas.













