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Culture chrétienne · Seconde

La culture chrétienne en seconde

Au lycée, la culture chrétienne rejoint le français, la philosophie, l’histoire et les arts : la Bible dans l’art, science et foi, les auteurs et les penseurs chrétiens. Voici les 5 leçons de seconde dans Graduel : l’essentiel de chacune, ce que votre enfant saura en fin d’année, et une question pour en parler à la maison.

Édition indépendante · aucune approbation ecclésiale obtenue à ce jour.

Abel offre un agneau, et la fumée de son offrande monte droit vers le ciel ; Caïn, le visage sombre, offre des gerbes et des fruits, et sa fumée reste basse
Les offrandes de Caïn et Abel
Abel offre un agneau, et la fumée de son offrande monte droit vers le ciel ; Caïn, le visage sombre, offre des gerbes et des fruits, et sa fumée reste basse

La Genèse dans l’art : Caïn et Abel, Babel

L’essentiel

Deux récits du début de la Bible ont inspiré peintres et écrivains. Au chapitre 4 de la Genèse, Caïn, irrité que Dieu n’ait pas agréé son offrande, tue son frère Abel, puis répond à Dieu : « Suis-je le gardien de mon frère ? ». Au chapitre 11, les hommes bâtissent une tour qui doit toucher le ciel, et leur langue est confondue : c’est Babel. De Bruegel à Hugo et Baudelaire, ces récits servent à parler de la jalousie, du remords, de l’orgueil ou de la diversité des langues.

En fin d’année

En fin de 2de, l’élève raconte Gn 4 et Gn 11 avec leurs références, explique le jeu de mots sur Babel, et reconnaît ces récits dans une œuvre en disant ce que le peintre ou le poète en fait.

  1. Un poème de Victor Hugo s’achève sur ce vers : « L’œil était dans la tombe et regardait Caïn. » Que veut montrer le poète ?

    1. Qu’Abel se venge enfin de son frère
    2. Que le remords poursuit le coupable
    3. Que Dieu finit par pardonner à Caïn
    4. Que Caïn a oublié son crime
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    Que le remords poursuit le coupable. Caïn a fui jusqu’au bout du monde et s’est fait enfermer sous terre, mais l’œil est encore là : c’est sa conscience, qui donne son titre au poème. Ne cherche pas Abel dans ce vers : l’œil n’est pas une vengeance, c’est le remords auquel on n’échappe pas.

Sur le seuil de sa maison, un père âgé serre dans ses bras son fils revenu, en vêtements usés

Les paraboles dans l’art : le fils prodigue, le bon Samaritain

L’essentiel

Une parabole est un court récit inventé, tiré de la vie de tous les jours, par lequel Jésus enseigne en faisant réfléchir ses auditeurs. Deux paraboles de l’évangile de Luc ont particulièrement marqué l’art : le fils prodigue (Lc 15, 11-32), accueilli par son père à son retour, et le bon Samaritain (Lc 10, 25-37), qui secourt un blessé. Rembrandt, Delacroix, Van Gogh et André Gide les ont reprises, et le mot « samaritain » est entré dans la langue courante.

En fin d’année

En fin de 2de, l’élève définit une parabole, résume Lc 15, 11-32 et Lc 10, 25-37, explique pourquoi le choix d’un Samaritain surprend, et reconnaît ces paraboles dans une œuvre, en disant ce que l’artiste en garde ou y ajoute.

  1. Un journal titre : « Un passant joue les bons Samaritains et sauve un nageur. » Que veut dire l’expression ?

    1. Il aide un inconnu sans rien attendre
    2. Il vient d’une région du Proche-Orient
    3. Il fait son métier de maître-nageur
    4. Il est connu pour sa grande piété
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    Il aide un inconnu sans rien attendre. « Jouer les bons Samaritains », c’est venir en aide à un inconnu sans y être obligé, comme le Samaritain de Lc 10. Retiens que le mot ne désigne plus une origine, mais une attitude. Il se dit parfois avec ironie de quelqu’un qui aide un peu trop.

Le gouverneur romain Ponce Pilate, en toge bordée de pourpre, se lave les mains dans un bassin d’argent que lui tend un serviteur ; au fond, la foule

Les expressions venues de la Bible

L’essentiel

Beaucoup d’expressions françaises viennent de la Bible, lue et prêchée pendant des siècles : jeter la première pierre, s’en laver les mains, rendre à César ce qui est à César, porter sa croix, un bouc émissaire, adorer le veau d’or… Pour bien les employer, il faut connaître l’épisode d’où chacune vient, avec sa référence, et voir comment son sens a parfois glissé.

En fin d’année

En fin de 2de, l’élève explique une dizaine d’expressions d’origine biblique, en donne l’épisode et la référence, et les emploie à bon escient en distinguant le sens d’origine et le sens actuel.

  1. Atteint d’une longue maladie, un homme la supporte jour après jour, sans se plaindre. Quelle expression convient ?

    1. Il s’en lave les mains
    2. C’est un bouc émissaire
    3. Il jette la première pierre
    4. Il porte sa croix
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    Il porte sa croix. « Porter sa croix », c’est supporter une épreuve pénible : l’image vient de Jésus portant sa croix (Jn 19, 17) et de sa parole à ceux qui veulent le suivre (Mt 16, 24). Ne confonds pas avec le bouc émissaire, qui paie pour les fautes des autres, ce qui n’est pas le cas ici.

La nuit, sur une terrasse, Galilée regarde la Lune dans sa lunette ; sur la table, ses dessins de la Lune et de ses cratères

Science et foi : l’affaire Galilée

L’essentiel

En 1543, Copernic publie un livre qui place le Soleil, et non la Terre, au centre du monde. Galilée, qui observe le ciel à la lunette à partir de 1609, défend cette idée dans son Dialogue de 1632 ; jugé à Rome par le tribunal du Saint-Office, il est condamné en 1633 et doit abjurer. En 1992, le pape Jean-Paul II reconnaît l’erreur des théologiens qui s’opposaient à Galilée. L’affaire ne se résume pas à un combat de la science contre la foi : elle mêle débat scientifique, lecture de la Bible et autorité de l’Église.

En fin d’année

En fin de 2de, l’élève situe dans l’ordre Copernic (1543), les observations de Galilée (1609-1610), le Dialogue (1632), le procès (1633) et la reconnaissance de 1992, distingue les faits de la légende, et explique pourquoi l’affaire ne se réduit pas à un affrontement entre la science et la foi.

  1. Sur une gravure du XIXe siècle, Galilée lance à ses juges : « Et pourtant elle tourne. » Comment faut-il lire cette image ?

    1. Elle reproduit le compte rendu du procès
    2. Elle prouve que Galilée n’a pas abjuré
    3. Elle illustre une phrase sans doute légendaire
    4. Elle montre la phrase qui l’a fait condamner
    Voir la réponse

    Elle illustre une phrase sans doute légendaire. Aucun témoin du procès ne rapporte cette phrase, qui n’apparaît dans un livre qu’en 1757 : c’est sans doute une légende. La gravure renseigne sur l’image que le XIXe siècle se fait de Galilée, pas sur ce qu’il a dit en 1633. Retiens qu’il a bel et bien abjuré, le 22 juin 1633.

Georges Lemaître, prêtre en costume noir à col romain, devant un tableau noir couvert de courbes ; par la fenêtre, une galaxie en spirale

Science et foi : Georges Lemaître

L’essentiel

Georges Lemaître (1894-1966), prêtre catholique et astrophysicien belge, professeur à l’université de Louvain, propose en 1927 un modèle d’Univers en expansion, puis, en 1931, l’hypothèse de « l’atome primitif » : l’Univers aurait eu un commencement. Le nom de « Big Bang » viendra plus tard, de l’astronome Fred Hoyle, qui rejetait cette idée. Lemaître distinguait nettement la science et la foi, et refusait qu’on présente sa théorie comme une preuve de la création.

En fin d’année

En fin de 2de, l’élève présente Lemaître, date ses deux grandes idées (1927 et 1931), explique d’où vient le nom « Big Bang » et pourquoi Lemaître distinguait la science et la foi.

  1. En 2018, l’Union astronomique internationale recommande de dire « loi de Hubble-Lemaître ». Pourquoi ajouter le nom de Lemaître ?

    1. Il avait corrigé les calculs de Hubble
    2. Il était l’élève de Hubble à Harvard
    3. Il avait inventé le mot « Big Bang »
    4. Il avait publié cette loi dès 1927
    Voir la réponse

    Il avait publié cette loi dès 1927. Lemaître avait tiré cette relation entre la distance et la vitesse des galaxies dans son article de 1927, deux ans avant Hubble, mais dans une revue belge peu lue à l’étranger. L’Union astronomique a voulu reconnaître cette antériorité. Ne lui attribue pas le mot « Big Bang » : il est de Hoyle.

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